Des sous-traitants au Kenya avec accès à tes moments les plus privés
Un journal suédois a déclenché un séisme dans le monde des lunettes connectées en révélant que Meta fait analyser les vidéos de ses Ray-Ban Meta par des sous-traitants basés au Kenya. Ces travailleurs, chargés d’entraîner l’intelligence artificielle embarquée dans les lunettes, ont visionné des images captées lors de passages aux toilettes, de moments sexuels et d’autres scènes ultra-personnelles. Ce qui choque encore plus : si tu portes ces lunettes, tu n’as aucun moyen de t’y opposer. L’option pour refuser cette collecte de données n’existe tout simplement pas.


Une class action et un slogan qui se retourne contre Meta
Une action collective (un regroupement de victimes qui attaquent la même entreprise en justice) a été déposée devant un tribunal fédéral de San Francisco. Les plaignants pointent du doigt le slogan de Meta : « designed for privacy, controlled by you ». Sauf que dans les faits, les vidéos partent dans un pipeline de traitement opaque dont les utilisateurs ignoraient tout. Avec plus de 7 millions de paires vendues en 2025, l’affaire touche potentiellement des millions de personnes. Si tu te demandes quelle technologie AR ou VR choisir, sans mauvaise surprise, notre guide des meilleurs lunettes connectées peut t’aider à y voir plus clair.
Pour Meta, la note est salée : les Ray-Ban étaient son meilleur argument pour populariser les lunettes connectées auprès du grand public. Ce procès arrive au pire moment, alors que la marque venait de doubler sa production pour répondre à la demande.


